Une réunion au sommet pour l’avenir de la langue amazighe
Aujourd’hui, une rencontre s’est tenue entre le Secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité et le Président de la République. Au cœur des échanges : la volonté affirmée du pouvoir central d’Alger de renforcer la place de la langue amazighe dans la société algérienne, après son officialisation et sa reconnaissance comme langue nationale.
Une volonté politique affichée
Le Président de la République a réitéré l’engagement de l’État à promouvoir l’enseignement et l’usage de l’amazigh dans les institutions, les écoles et les médias. Cette démarche s’inscrit dans une politique de valorisation des racines culturelles et identitaires de l’Algérie, en reconnaissant l’amazighité comme composante essentielle de l’histoire et de l’avenir du pays.
Des obstacles persistants
Malgré cette volonté, le chemin reste semé d’embûches. Certains courants continuent de considérer l’amazigh comme un simple dialecte, déniant son statut de langue vivante et scientifique. D’autres refusent son enseignement à leurs enfants, estimant qu’elle ne fait pas partie de leur identité. Ces résistances traduisent une fracture culturelle et idéologique qui freine l’expansion de l’espace d’usage de la langue.
Une bataille pour l’avenir
La réunion d’aujourd’hui marque une étape importante dans la consolidation de l’amazighité. Elle témoigne d’une volonté politique de dépasser les clivages et de construire une Algérie inclusive, où toutes les composantes identitaires trouvent leur place. Le défi reste immense : transformer les engagements institutionnels en pratiques concrètes et convaincre les sceptiques que l’amazigh n’est pas seulement une mémoire, mais une langue vivante, porteuse de savoir et d’avenir.
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