🇩🇿 La « Nouvelle Algérie » entre promesses de développement et réalité monétaire
Un discours tourné vers l’avenir
Le président Abdelmadjid Tebboune a prononcé aujourd’hui un discours solennel sur la « Nouvelle Algérie », mettant en avant les grands projets réalisés et les réformes engagées. Parmi les annonces phares, l’achèvement du site minier de Ghar Djbilat, présenté comme un levier stratégique pour l’industrialisation et la création d’emplois. Ce projet, longtemps attendu, symbolise la volonté de l’État de valoriser les ressources nationales et de réduire la dépendance aux importations.
Le chef de l’État a également insisté sur les augmentations salariales récemment accordées aux travailleurs, qu’il décrit comme une mesure de justice sociale et un signe de reconnaissance envers les efforts des citoyens.
Les avancées économiques mises en avant
- Ghar Djbilat : un gisement de fer colossal, désormais exploité, censé alimenter l’industrie sidérurgique et générer des revenus d’exportation.
- Hausse des salaires : une décision qui touche plusieurs secteurs, visant à améliorer le quotidien des travailleurs.
- Dialogue politique et social : Tebboune a annoncé la tenue prochaine de rencontres avec les partis, dans une logique d’ouverture institutionnelle.
La question qui dérange
Un journaliste animé par le courage pourrait poser la question qui brûle les lèvres :
« Monsieur le Président, l’augmentation des salaires est-elle une véritable solution, alors que la valeur du dinar continue de chuter et que sur le marché noir l’euro atteint 280 DA ? »
Cette interrogation met en lumière un paradoxe :
- Les revenus augmentent nominalement, mais le pouvoir d’achat réel s’effrite.
- L’écart entre le taux officiel et le marché parallèle fragilise la confiance dans la monnaie nationale.
- Le risque inflationniste demeure, car plus de liquidités sans stabilisation monétaire entraînent une hausse des prix.
Analyse : entre promesse et réalité
une « Nouvelle Algérie » à consolider
Le discours présidentiel reflète une ambition claire : bâtir une Algérie forte, industrielle et socialement équilibrée. Mais la question du pouvoir d’achat réel reste centrale. Les hausses salariales, sans une politique monétaire solide et une lutte efficace contre le marché parallèle, risquent de n’être qu’un pansement sur une plaie ouverte.
La « Nouvelle Algérie » ne pourra se construire durablement que si le dinar retrouve sa stabilité et que les réformes économiques s’attaquent aux racines de la fragilité financière.
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