L’illogique d’un pouvoir sélectif et l’urgence d’une identité commune




1. Une incohérence politique flagrante

La décision du président Abdelmadjid Tebboune de libérer Belghit tout en maintenant en détention la jeune enseignante Mira Moknache révèle une contradiction profonde. Comment justifier qu’un pouvoir se montre clément envers certains, tout en refusant la même justice à une citoyenne dont le seul « crime » est d’avoir exprimé ses convictions ? Cette sélectivité fragilise la crédibilité des institutions et nourrit un sentiment d’injustice au sein de la société.  


2. L’urgence d’une identité amazighe partagée

Au-delà des frontières, les Amazighs du Maghreb partagent une histoire, une langue et une culture millénaire. Pourtant, les divisions politiques et les logiques nationales fragmentent cette identité. Il est temps de dépasser ces cloisonnements pour construire une conscience commune, capable de défendre les droits, la dignité et la mémoire amazighe. Une telle union ne serait pas seulement culturelle : elle serait aussi un rempart contre l’instrumentalisation politique et un moteur de solidarité régionale.  


3. Le sport comme catalyseur d’unité

Les Algériens ont montré leur capacité à dépasser les rivalités en soutenant les Marocains lors de leur victoire à la Coupe arabe. Ce geste symbolique prouve que la fraternité peut s’exprimer au-delà des frontières. La prochaine Coupe d’Afrique des Nations, organisée au Maroc, représente une occasion historique : transformer l’enthousiasme sportif en un véritable rapprochement des peuples. Le football, par son universalité, peut devenir le langage commun qui prépare le terrain à une union amazighe plus large.  




L’affaire Mira Moknache illustre l’illogisme d’un pouvoir qui choisit ses prisonniers politiques. Mais elle doit aussi servir de déclencheur : rappeler que la justice et la liberté ne peuvent être sélectives. Dans le même temps, l’identité amazighe, trop longtemps fragmentée, doit se réaffirmer comme ciment d’unité. Et si le sport, avec ses victoires partagées et ses émotions collectives, devenait le tremplin vers cette union ?  



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