Pouvoir d’achat en Algérie, entre promesses et désillusions
Malgré les annonces répétées d’augmentations salariales censées redonner souffle au citoyen algérien, la réalité quotidienne reste implacable : le salaire ne suffit pas à couvrir un mois entier. En fin de mois, beaucoup de familles se retrouvent contraintes de recourir aux crédits ou à l’endettement informel.
Les promesses présidentielles
Le président Abdelmadjid Tebboune avait affirmé que la hausse des salaires permettrait aux travailleurs de vivre dans la dignité. L’objectif affiché était clair : restaurer la confiance et améliorer le pouvoir d’achat. Pourtant, cette mesure s’est heurtée à une inflation galopante et à une hausse généralisée des prix, qui ont rapidement absorbé les gains salariaux.
La réalité du quotidien
- Les produits de base connaissent une augmentation constante.
- Les loyers et charges pèsent lourdement sur les ménages.
- Les crédits à la consommation deviennent une solution forcée pour boucler le mois.
Ainsi, paradoxalement, de nombreux travailleurs affirment qu’ils vivaient mieux avant, lorsque les salaires étaient plus modestes mais les prix plus stables. L’expression populaire « goute z goute » illustre cette époque où, malgré la modestie des revenus, la gestion restait possible sans endettement.
Un sentiment de désillusion
Cette situation nourrit un sentiment de frustration et de désillusion. Les citoyens constatent que les promesses d’amélioration se traduisent par une réalité inverse : une dépendance accrue aux crédits et une perte de confiance dans les politiques économiques.
Le pouvoir d’achat en Algérie ne se résume pas à une question de salaires. Il dépend d’un équilibre global entre revenus et prix, entre promesses et réalités. Tant que l’inflation continue de grignoter les augmentations, la dignité promise restera un horizon lointain.
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