🟨JSK🟩 JSK : Le géant kabyle dépossédé, mais jamais vaincu
J S K – KABYlie Il fut un temps où la Jeunesse Sportive de Kabylie n’était pas seulement un club de football.
C’était une institution, un symbole, un drapeau vivant porté par tout un peuple.
La JSK jouait les titres, imposait le respect sur les terrains d’Afrique, et faisait vibrer des générations entières. Elle incarnait l’identité, la vertu, la discipline et la fierté kabyle. Elle était ce lien invisible qui unissait villages, villes, diaspora et mémoire collective.
Aujourd’hui, ce monument sportif traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Depuis sa récupération par l’entreprise étatique Mobilis, le club semble perdre progressivement ce qui faisait sa singularité : sa couverture identitaire, son autonomie, sa vision, et surtout son âme.
Un club mal géré, un projet abandonné
La gestion actuelle peine à convaincre. Les décisions sportives manquent de cohérence, les résultats ne suivent plus, et la JSK s’enfonce dans une spirale inquiétante.
Le projet porté autrefois par Cherif Mellal et Mohand Cherif Hannachi, malgré ses imperfections, avait au moins une colonne vertébrale :
- l’ouverture du capital,
- l’implication des véritables héritiers de la Kabylie profonde,
- une gouvernance enracinée dans la région,
- une vision moderne et indépendante.
Ce projet doit être remis sur la table.
La JSK ne peut être gérée comme une simple filiale administrative. Elle doit redevenir un club porté par ses enfants, ses anciens, ses cadres, ses investisseurs locaux, ses supporters.
Des pertes sportives qui aggravent la crise
La saison actuelle a été marquée par des décisions incompréhensibles.
Deux talents majeurs, Berkane et Boualia, ont quitté le club et brillent désormais en Arabie Saoudite et en Tunisie.
Un gâchis sportif qui illustre le manque de vision et de stratégie.
L’élimination face à l’USM El Harrach en Coupe d’Algérie a été vécue comme une humiliation.
Les défaites au stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou — autrefois une forteresse imprenable — ont achevé de briser le moral des supporters.
Le ras-le-bol d’un peuple
Les supporters, fidèles malgré les tempêtes, expriment aujourd’hui un ras-le-bol légitime.
Ils ne reconnaissent plus leur club.
Ils ne reconnaissent plus son jeu, sa gestion, son discours, ni même son identité.
La JSK n’est pas un club comme les autres.
Elle appartient à l’histoire kabyle, à ses villages, à ses martyrs, à ses artistes, à ses travailleurs, à ses jeunes.
Elle appartient à ceux qui l’ont portée au sommet, pas à ceux qui la transforment en outil administratif.
Rendre à César ce qui appartient à César
L’heure est venue pour les supporters, les anciens dirigeants, les investisseurs kabyles, les enfants de la région, de reprendre en main le destin du club.
Non pas dans la colère, mais dans la dignité et la construction.
Non pas contre quelqu’un, mais pour la JSK, pour ce qu’elle représente, pour ce qu’elle doit redevenir.
La renaissance de la JSK passera par :
- une gouvernance transparente,
- une ouverture du capital,
- un retour aux valeurs kabyles,
- une stratégie sportive cohérente,
- et une mobilisation collective.
La JSK a déjà traversé des tempêtes.
Elle renaîtra encore.
Mais cette fois, elle ne renaîtra que si ses véritables héritiers se lèvent pour la défendre.
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